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Telemann ne fit qu’un seul grand voyage dans sa vie : Paris !

Mais tout au long de son immense carrière de compositeur il ne cessa d’admirer et de réunir les différents styles nationaux : allemands, italiens, français et également polonais ! 
Dans une lettre à son cher ami et collègue Johann Mattheson il se confie à lui : « Je suis grand Partisan de la Musique Françoise, je l’avoue… »

« J’avais de longue date projeté de me rendre à Paris, où quelques musiciens de cette ville m’avaient depuis plusieurs années invité, me connaissant déjà par quelques-unes de mes œuvres imprimées, qu’ils avaient trouvées à leur goût. » 
Par ces quelques mots, Georg Philipp Telemann nous relate fort modestement l’engouement suscité par sa musique, ainsi que sa propre renommée dépassant les frontières. Telemann se rend donc à Paris à l’automne 1737 ; il y reste huit mois et obtient de très beaux succès, ses œuvres étant jouées au Concert Spirituel, tout comme à la Cour. Ses fameux Quatuors « parisiens », interprétés par les solistes du Concert Spirituel : Messieurs Blavet, Guignon, Forqueray et Edouard, sont édités à Paris même, Telemann obtenant un privilège royal de 20 ans lui permettant de publier ses œuvres. Lors de ces exécutions, la partie de violon était tenue par Jean-Pierre Guignon. Cet italien de naissance, Giovanni Pietro Ghignone, nommé « Royal Maître des Ménétriers » par Louis XV, publie cette même année 1737 son 1er Livre de Sonates pour violon et basse continue. Son jeu virtuose recueille également les louanges enthousiastes de Telemann : « Les mots ne pourraient décrire la façon admirable dont les quatuors furent interprétés… » 
Si Guignon dans ses compositions, illustre avec brio le style italien, Jean-Baptiste Cappus violoniste, Jacques Morel gambiste, élève du célèbre Marin Marais et Benoît Guillemant flûtiste parisien, présentent un style français dans la tradition du XVIIe siècle, où la danse est au cœur même de la composition musicale, style ô combien admiré par Telemann. On ne compte, dans sa production féconde, pas moins de 200 suites de danses pour orchestre !

DISTRIBUTION
Jocelyn Daubigney, traverso
Patrick Cohën-Akenine, violon
Christine Plubeau, viole de gambe
Béatrice Martin, clavecin

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